Le principe de base
Les deux comptes offrent une croissance des placements libre d'impôt pendant qu'ils sont détenus. La différence est quand tu paies l'impôt :
REER
Tu ne paies pas d'impôt sur les cotisations (déduction). Tu paies de l'impôt quand tu retires les fonds.
CELI
Tu paies l'impôt avant de cotiser (sur ton revenu normal). Mais les retraits sont 100 % libres d'impôt.
Si ton taux d'imposition est plus élevé aujourd'hui qu'à la retraite → REER gagne. Si ton taux est identique ou plus bas → CELI gagne.
L'effet de l'abattement québécois
Au Québec, l'abattement de 16,5 % réduit l'impôt fédéral effectif. Résultat : ton taux marginal combiné est différent du reste du Canada. Voici les taux approximatifs en 2026 :
Cas concrets
Infirmière, 35 ans, 75 000 $/an
Taux marginal combiné ~40 %. À la retraite, elle anticipe 40 000 $/an de revenus RRQ + REER. Taux marginal à la retraite ~33 %. → Le REER économise ~7 points de taux. Priorité REER.
Étudiant, 22 ans, 28 000 $/an (emploi à temps partiel)
Taux marginal combiné ~27 %. À la retraite, il prévoit un revenu similaire. Aucun avantage au REER. Le CELI est plus flexible (retraits sans conséquences). Priorité CELI.
Travailleur autonome, 50 ans, revenu variable 50 000–90 000 $/an
Les bonnes années (90 000 $), cotiser au REER réduit l'impôt à un taux élevé. Les mauvaises années, utiliser le CELI ou conserver les droits REER. Stratégie mixte selon l'année.
Attention aux prestations gouvernementales
Les retraits REER s'ajoutent à ton revenu imposable. Si tu anticipes être admissible à des prestations basées sur le revenu (Supplément de revenu garanti, certaines aides provinciales), des retraits REER élevés peuvent réduire ou éliminer ces prestations. Les retraits CELI, eux, ne comptent pas comme revenu et n'affectent aucune prestation gouvernementale.